
PRESENTATION DU DOCUMENTAIRE "SAINT-BENOÎT-SUR-LOIRE"
(suite)
Le premier documentaire sur l'édifice.
A travers ce documentaire de 52 minutes (unique programme audiovisuel à l'heure actuelle sur le lieu), nous parcourons toute l'histoire de l'Abbaye de Fleury, ce monument insigne de l'art roman français : de sa création vers 651 au rayonnement de son centre d'étude sous Charlemagne, de la confiscation de l'édifice par les Révolutionnaires jusqu'au rétablissement de la communauté dominicaines en 1945.
Grâce notamment à la voix-off dite par Olivier Py, ce film est une véritable invitation au voyage temporel, dans les presque 14 siècles d'existence du lieu.
Une architecture grandiose.
Le film rend également extrêmement bien compte de l'architecture du lieu. La beauté de la tour-porche, un exemple de réussite architectural pour le 11 ième siècle, et de ses 128 chapiteaux, est bien rendue ; le commentaire, précis, permet de mieux comprendre ce qui fait la spécificité de l'art roman.
On remarquera également une explication détaillée des chapiteaux figurés ayant pour thème l'Apocalypse.
Une nécessaire restauration.
Une très large part du film, par un montage alterné, est donnée à la restauration de la tour-porche.
On suit les différents corps de métier qui œuvrent à la renaissance de l'édifice :
les restaurateurs qui nettoient, traitent, consolident la pierre ;
les sculpteurs qui taillent les chapiteaux épannelés ;
d'autres sculpteurs qui moulent des bas-reliefs pour protéger les originaux ;
les maçons qui remplacent certaines parties des colonnes…
Régis Martin, à travers son témoignage, fait le lien entre ces différentes étapes de la restauration et on est vite fasciné par l'énergie, le talent et la passion qui animent tous ces « artisans » modernes.
Une présence mystique évidente.
Enfin, la présence des reliques de saint Benoît n'est évidemment pas négligée dans ce film. Le commentaire, ainsi que l'interview du Père Abbé, y revient, nous relate comment les restes du saint sont parvenus jusqu'à ce petit village du Loiret.
Et on sent bien à travers les images très esthétiques du film la présence mystique capitale qui « plane » sur ce lieu.
C'est d'ailleurs ceci, précisément, qui attira Max Jacob à Saint-Benoît-sur-Loire…